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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 00:38

Une interdiction (à priori partielle) de la pêche de l’anguille pour les pêcheurs à la ligne que nous sommes, se profile à l’horizon.

Alors que depuis vingt ans, les pêcheurs à la ligne n’ont cessé d’alerter les autorités de la pêche en France sur les conséquences du pillage en estuaire de la ressource civelles par les pêcheurs professionnels, on veut nous faire supporter aujourd’hui les conséquences de ce massacre que nous avons toujours condamné.

 

Non et mille fois non, nous refusons cette mesure discriminatoire à notre égard alors que les professionnels vont continuer de piller la ressource avec la bénédiction des institutions comme le COGEPOMI, (COmité de GEstion des POissons MIgrateurs). La raison même de cette institution semble pourtant très claire !

Pourtant, cet organisme visiblement ne défend que les intérêts des professionnels.

Quant à la pêche professionnelle, comparant les pêcheurs à la ligne aux braconniers, voici ce qu’écrit leur président dans un article paru récemment dans le journal Ouest France.

Les pêcheurs à la ligne ? Ils ne sont pas mieux considérés : «Eux ils refusent de déclarer leur pêche et on ne leur dit rien car ils sont trop nombreux.»

 Tout cela est faux, jamais il n’a été question pour les pêcheurs à la ligne de déclarer leur capture d’anguilles. Comment pouvons-nous refuser quelque chose que l’on ne nous a jamais proposé ou imposé ???

Quant à recevoir des leçons sur les déclarations de captures je rappelle que les pêcheurs de saumons ont obligation de déclarer leurs prises et ils le font en toute transparence.

Que les pêcheurs professionnels soient mécontents cela semble normal compte tenu des enjeux,  mais même si le braconnage et les pollutions participent également à la raréfaction de l’espèce, ne récoltent-ils pas ce qu’ils ont semé ?

Soyons sérieux, les pêcheurs à la ligne savent bien que les captures d’anguilles sont devenues très rares, et les seules prises ne sont plus voulues mais accidentelles, en tout cas sur le bassin de la Vilaine.

Un kilo de civelles c’est approximativement 3 000 civelles, une tonne 3 000 000, Les pêcheurs professionnels en vilaine ont l’an dernier pêché 6,8 tonnes de civelles soit plus de 20 millions d’individus détruits et ces chiffres ne représentent que l’aspect local, imaginez le chiffre à l’échelle nationale, voire européenne.

Quand on sait qu’avant le barrage d’Arzal le chiffre était de 200 tonnes, on imagine à quel point, ceux qui sont en charge de gérer la ressource, ont accompli leur mission.

Et que penser de l’attribution récente d’une licence à un pêcheur professionnel à l’anguille qui s’est installé à l’embouchure de l’Oust avec la Vilaine, c’est quand même un comble de prendre de telles décisions quand on souhaite préserver l’espèce en interdisant sa pêche récréative.

La raison n’est sûrement pas de pointer du doigt les pêcheurs à la ligne, car ceux-ci aujourd’hui subissent, dans beaucoup de domaines, et le ras-le-bol devient général.

-         La qualité de l’eau,  on entend beaucoup de belles paroles, les choses vont mieux, la qualité s’améliore etc. et pourtant les herbes aquatiques prolifèrent et elles ne poussent pas de façon aussi anarchique sans « bons nutriments ».

-         L’accès aux berges, un peu partout sur le domaine public apparaissent des barrières et autres plots empêchant l’accès aux berges et à la pratique de la pêche. L’accès est de plus en plus réservé aux activités touristiques (piétons, vélos, chevaux) tant mieux pour les heureux bénéficiaires. J’ai pourtant le sentiment que notre activité est également touristique, et nous, nous payons pour être dans ces endroits. 

 
La diminution des effectifs des pêcheurs à la ligne n’est que le résultat de tout cela, et aujourd’hui si on entend parler emploi dès qu’il s’agit de la pêche professionnelle, qui se soucie des pertes d’emplois de la filière pêche de loisirs liées à la diminution du nombre de pêcheurs ?

Et puis pêcher des bébés anguilles n’est-ce pas manger son blé en herbe ? 

 
Pourtant, il y a encore des raisons d’espérer, sur la qualité d’eau notamment, depuis environ vingt ans que nous dénonçons cette ambiance d’agression généralisée contre la nature et la vie, la capacité des hommes à nier les conséquences n’est plus d’actualité, la prise de conscience est enfin la, et avec elle la volonté d’amélioration, et j’espère très bientôt les premiers effets positifs mesurables.

 


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Published by C.Soulas président de l'AAPPMA - dans Actualité
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